Retrait du gouvernement: the day after au PPS

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4 octobre 2019
Retrait du gouvernement: the day after au PPS

Assahafa.com

Après 22 ans de présence dans les différents gouvernements qui se sont succédé depuis l’alternance et le gouvernement Youssoufi 1, le Parti du progrès et du socialisme a claqué la porte de la future équipe El Othmani. Une claque qui a créé des fissures au sein même du parti du livre.

La décision du Bureau politique du PPS de quitter le navire gouvernemental où il a été constamment présent depuis 1997, sera soumise ce vendredi à son Comité central. Tout laisse croire que le parlement du parti va avaliser définitivement cette décision de retrait, même si, nous informe Al Ahdath Al Maghribia de ce 4 octobre, il a créé des divisions au sein de la direction du parti.

Ainsi Said Fekkak, ancien patron de la Jeunesse socialiste et membre du bureau politique du PPS, a confié à Al Ahdath que «le timing du retrait du gouvernement n’était pas approprié, puisqu’il intervient en pleines consultations et négociations menées par Saâd-Eddine El Othmani en vue de procéder à un remaniement ministériel, conformément aux instructions royales». Et Fekkak d’ajouter que même s’il «se plie à la décision du Bureau politique du PPS, cela ne lui interdit pas d’exprimer un point de vue contraire, surtout que le contenu du communiqué du parti annonçant le retrait a été confectionné bien avant la réunion du bureau politiqué, et a fuite dans la presse bien avant la fin de ladite réunion».

Toujours selon le même interlocuteur, El Othmani aurait proposé à Mohamed Nabil Benabdellah que le PPS reste au gouvernement, mais à travers un portefeuille unique, celui de la Jeunesse et des sports, un deal que la majorité des membres de la direction du PPS a décidé de rejeter et lui préférer un retrait pur et simple. Cet opposant farouche à l’actuel SG du PPS a conclu qu’il est finalement «contre le timing du retrait et non contre le retrait en lui-même», qu’il trouve justifié car il met fin à une alliance de huit années avec les islamistes du PJD dont le PPS est aux antipodes politiquement et idéologiquement.

D’autres sources ont confié à Al Ahdath que plusieurs membres du BP du PPS ont clairement exprimé leur opposition au retrait de leur parti du gouvernement, comme le parlementaire Rachid El Hammouni ou Ezzedine El Amrani.

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