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Geneviève Guilbault perdrait son titre de vice-première ministre au profit de Christine Fréchette et céderait la barre du ministère des Transports à Benoit Charette, selon des informations qui circulent à haut niveau à Québec au sujet du remaniement attendu de François Legault.
Le premier ministre garderait néanmoins Mme Guilbault autour de la table des décisions. Son point de chute demeure nébuleux.
Le plan complet de M. Legault ne semble pas encore arrêté. Il menait toujours des consultations sur le sujet au cours des derniers jours, a-t-on constaté.
Selon des sources caquistes, Benoit Charette avait été pressenti pour devenir ministre des Transports en 2022, alors que l’Environnement devait être confié à Christine Fréchette. François Legault avait finalement changé ses plans et maintenu M. Charette à l’Environnement. Il est à la tête de ce ministère depuis janvier 2019, détenant le record de longévité à ce poste.
Dans l’opposition, Benoit Charette avait été le porte-parole de la Coalition avenir Québec en matière de transports. Il avait d’ailleurs produit en 2018 le Plan de décongestion de la région métropolitaine, promesse électorale de la CAQ.
Le directeur des relations médias au cabinet du premier ministre, Ewan Sauves, se limite à dire qu’« il y a toujours des spéculations avant un remaniement ministériel » et que M. Legault « fera ses annonces en temps et lieu ».
Parmi les élus et les membres du personnel caquistes, les rumeurs vont bon train : Bernard Drainville passerait à l’Énergie, alors que l’Éducation se retrouverait entre les mains de Sonia LeBel, entend-on le plus souvent.
On ne voit plus Eric Girard aux Finances. Le maintien de Christian Dubé à la Santé semble acquis.
Parmi les députés d’arrière-ban susceptibles de gagner du galon, les mêmes noms reviennent dans les discussions : Amélie Dionne, Samuel Poulin, Yves Montigny et Mathieu Lévesque.
On s’attend chez les caquistes à ce que le cabinet compte moins de ministres. Il y en a 29 en ce moment.
La machine administrative est au ralenti, en attente des nouveaux patrons. Le personnel politique est également en attente de la relève de la garde qui implique pour lui aussi de possibles nouveaux mandats.
François Legault a épaissi le brouillard cette semaine en disant qu’il avait « prévu faire un remaniement à l’automne » et qu’« on n’est pas rendu à l’automne ». Devra-t-on attendre le 22 septembre ? se demande-t-on maintenant dans les rangs caquistes.
Le cabinet du premier ministre répète que le remaniement aura lieu après la fête du Travail, lundi.
L’annonce d’un rebrassage des cartes dès la semaine prochaine est bien incertaine. François Legault témoignera devant la commission Gallant mardi, tout comme son chef de cabinet Martin Koskinen.
On peut s’attendre à ce que le premier ministre laisse la poussière retomber un peu et choisisse un moment propice pour annoncer son remaniement, étape importante de son plan visant à relancer son gouvernement.
Il jongle avec l’idée de retarder le retour des députés à l’Assemblée nationale, prévu le 16 septembre. Il pourrait proroger la session et en ouvrir une nouvelle plus tard. Il prononcerait alors un discours d’ouverture, un exercice qui vise à présenter la feuille de route du gouvernement d’ici la fin de son mandat, dans un an.
Source: la presse