BVD’2026 à Fès : La mobilité urbaine et les Smart cities au centre des débats

27 juin 2026
BVD’2026 à Fès : La mobilité urbaine et les Smart cities au centre des débats

Assahafa.com

La mobilité urbaine, un pilier fondamental de la durabilité, et l’avenir des Smart cities ont été au centre des débats lors de la deuxième journée de la 3ème édition du Congrès international Bâtiments et villes durables qui se poursuit, vendredi à Fès.

Intervenant a cette occasion, Cecilia Szigeti, professeure à la Budapest Metropolitan University, en Hongrie a mis l’accent sur un enjeu essentiel pour les villes de demain : l’amélioration du transport ferroviaire de passagers dans les grandes agglomérations, estimant que garantir des déplacements efficaces, fiables et accessibles constitue un défi majeur pour les décideurs, les urbanistes et les opérateurs de transport dans un contexte où la croissance urbaine devient de plus en plus importante.

Mme Szigeti a analysé les principales limites qui affectent les réseaux ferroviaires périurbains, notamment les inefficacités des horaires, les contraintes liées à la capacité des réseaux et leurs répercussions sur la qualité du service offert aux usagers, proposant des pistes de réflexion et des approches permettant d’optimiser ces systèmes afin de répondre aux exigences d’une mobilité plus durable, plus performante et mieux adaptée aux besoins des citoyens.

Elle s’est par ailleurs attardée sur les défis actuels et les perspectives d’évolution du transport ferroviaire, un levier incontournable pour construire des villes plus intelligentes, plus inclusives et plus respectueuses de l’environnement.

Quant au professeur Fouad Mohammed Abbou, de l’Université Al-Akhawayn d’Ifrane, il s’est penché sur les technologies quantiques, considérées comme l’un des principaux moteurs de la prochaine révolution numérique, mettant en lumière les profondes mutations induites par l’émergence des technologies quantiques, à l’heure où les bâtiments intelligents et les villes deviennent de plus en plus connectés et dépendants des données.

L’expert a expliqué que l’informatique quantique ouvre des perspectives inédites en matière de puissance de calcul, permettant de résoudre des problématiques complexes jusqu’alors inaccessibles aux ordinateurs classiques, estimant que ces avancées devraient notamment favoriser l’optimisation des systèmes urbains, la gestion intelligente des infrastructures, la mobilité durable, ainsi que l’efficacité énergétique des bâtiments.

Pour lui, les technologies quantiques représentent à la fois une opportunité majeure pour renforcer la protection des données et un défi pour les systèmes actuels de chiffrement, appelant à anticiper cette transition technologique.

Les participants ont, en outre, débattu des implications de ces innovations pour les villes intelligentes, où l’exploitation de volumes croissants de données exige des solutions toujours plus performantes, sécurisées et durables.

Organisé dans le cadre d’un partenariat interuniversitaire entre l’Université privée de Fès (UPF), l’université Sidi Mohammed Ben Abdellah (USMBA) de Fès et l’université Moulay Ismaïl de Meknès, le Congrès international Bâtiments et villes durables a permis d’échanger autour des solutions innovantes en faveur de villes plus résilientes, inclusives et respectueuses de l’environnement.

Ce congrès qui intervient dans le cadre de la célébration du 20ème anniversaire de l’UPF university, contribue à l’émergence de solutions innovantes et durables au service des territoires, tout en favorisant le développement de nouvelles coopérations scientifiques et technologiques entre les différents acteurs.

Les participants se sont penchés sur plusieurs thèmes dont la cybersécurité et la souveraineté des données, les matériaux fonctionnels pour la production et le stockage de l’hydrogène, la ville durable comme levier de transformation territoriale et l’entrepreneuriat social au service du développement urbain.

Selon les organisateurs, la thématique retenue pour les travaux de ce congrès touche l’un des premiers secteurs d’activités économiques au Maroc représentant près de 6% du PIB national. Il est par ailleurs, l’un des secteurs les plus énergivores et l’un des plus grands consommateurs des ressources naturelles.

Source: map

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