Joly à Washington avant les élections de mi-mandat

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29 septembre 2022
Joly à Washington avant les élections de mi-mandat

Assahafa.com

La ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, sera de passage à Washington pour ce qui devrait être une dernière visite avant les élections de mi-mandat. À l’ordre du jour : la guerre en Ukraine, la stratégie indopacifique et les droits de la personne.

En prenant le chemin de la capitale américaine, la cheffe de la diplomatie canadienne veut s’assurer qu’Ottawa reste sur le radar des législateurs américains, peu importe la composition du Congrès au lendemain des élections de mi-mandat, le 8 novembre prochain.

« C’est sûr qu’on suit ça de près, et c’est l’une des raisons pour lesquelles on va voir ce monde-là et s’assurer que les relations sont maintenues, peu importe le résultat », note une source gouvernementale qui a requis l’anonymat afin de s’exprimer plus librement.

Si tout pointe vers une reprise du contrôle républicain de la Chambre des représentants, au Sénat, tant les démocrates que les républicains pourraient l’emporter avec une très courte majorité, d’après Rafael Jacob, spécialiste de la politique américaine.

« On peut s’attendre très probablement à une Chambre à majorité républicaine, malgré la remontée de Joe Biden [dans l’opinion publique] », prédit-il en évoquant ce regain de popularité du président, dont l’embellie est survenue après que la Cour suprême a invalidé Roe c. Wade et l’adoption de son plan contre l’inflation.

L’enjeu de l’avortement

Lors de son passage à Washington, jeudi et vendredi, la ministre Mélanie Joly s’entretiendra notamment avec son homologue, le secrétaire d’État Antony Blinken.

Maintenant que le Congrès a relégué aux oubliettes le crédit d’impôt sur les véhicules verts « made in USA », la relation canado-américaine a pris du mieux, même s’il reste des contentieux comme la taxe sur le bois d’œuvre et la ligne 5 d’Enbridge.

Et puisque la diplomate en chef du Canada et son vis-à-vis partagent la même position quant au droit à l’avortement, le duo ne risque pas de s’y attarder en tête à tête. En revanche, il se pourrait que le sujet soit soulevé pendant la visite.

C’est que Mme Joly rencontrera des membres du Congrès américain « pour collaborer sur des enjeux internationaux comme la paix et la sécurité, la désinformation, les droits de la personne et la démocratie », a-t-on indiqué en amont de sa visite.

Droits de la personne comme dans droit d’une femme à disposer de son corps ?

« Quand on regarde le discours qu’elle a prononcé à l’Assemblée générale des Nations unies cette semaine, c’est évident que l’enjeu des droits des femmes de choisir est fondamental dans notre engagement à travers le monde », a commenté une source gouvernementale, sans confirmer que l’enjeu serait abordé de but en blanc.

Dans l’éventualité où la ministre l’abordait auprès d’un membre du Congrès, cela dérogerait « au manuel des relations diplomatiques entre les amis que sont le Canada et les États-Unis », estime Rafael Jacob.

L’Ukraine

La ministre Mélanie Joly débarque par ailleurs aux États-Unis au moment où Moscou prépare le terrain à l’annexion de quatre territoires où des référendums ont avalisé le régime russe – parfois à la pointe du fusil.

En représailles à ces référendums dont le Canada et son voisin du sud ont juré de ne jamais reconnaître la légitimité, Ottawa annoncera sous peu de nouvelles sanctions, possiblement cette semaine, selon nos informations.

Un signal allant en ce sens a été envoyé par la vice-première ministre, Chrystia Freeland, mercredi.

Ce qu’il faut faire maintenant, c’est de redoubler [double down] notre appui à l’Ukraine. Plus vite l’Ukraine gagnera, plus vite la torture et les meurtres prendront fin, et plus vite l’économie globale pourra se remettre de la récession provoquée par la pandémie.

Chrystia Freeland, vice-première ministre du Canada et ministre des Finances

Celle qui est aussi ministre des Finances a fait ce plaidoyer au sortir de la réunion hebdomadaire du caucus libéral, sans toutefois préciser ce qui se cachait concrètement derrière cette déclaration.

La ministre aux origines ukrainiennes a aussi plaidé « qu’on ne devrait même pas appeler référendums » ces consultations aux scores soviétiques, mais bien des « simulacres », qui montrent que le président russe Vladimir Poutine « comprend qu’il est en train de perdre la guerre ».

Le premier ministre Justin Trudeau, pour sa part, a eu une conversation mercredi avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Il a entre autres « réitéré le soutien ferme et continu du Canada à l’Ukraine, y compris la poursuite du soutien sur le plan militaire », selon un compte rendu fourni par son bureau.

Le bureau de la ministre de la Défense nationale, Anita Anand, n’a pas voulu s’avancer sur de possibles livraisons supplémentaires de matériel militaire.

« Sur la liste des besoins de Kyiv figurent des munitions de 155 mm, des véhicules blindés légers, des vêtements pour l’hiver, des tentes pour l’hiver, du carburant et des rations alimentaires », a-t-on détaillé à l’ambassade d’Ukraine à Ottawa.

Source: La presse

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