Affaire UNIS : il y aura vote de confiance sur la motion conservatrice

journaliste2
2020-10-20T14:01:48-04:00
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20 octobre 2020
Affaire UNIS : il y aura vote de confiance sur la motion conservatrice

Assahafa.com

Le vote sur la motion conservatrice visant à créer un comité parlementaire spécial pour enquêter sur l’affaire UNIS engagera la confiance de la Chambre des communes envers le gouvernement, a annoncé mardi matin Pablo Rodriguez.

Le gouvernement considère cette motion comme une question de confiance, a annoncé en conférence de presse le leader du gouvernement en Chambre, laissant planer du coup la possibilité qu’une élection soit déclenchée.

Les conservateurs ont choisi d’avancer une motion qui établit clairement qu’ils n’ont plus confiance dans ce gouvernement, a renchéri un peu plus tard le premier ministre Justin Trudeau.

Alors les partis d’opposition vont avoir un choix à faire : est-ce qu’ils vont continuer de faire fonctionner ce Parlement minoritaire ou est-ce qu’ils ont perdu confiance dans le gouvernement. C’est leur choix, a-t-il poursuivi.

Nous ne voulons pas d’élections, a malgré tout affirmé M. Trudeau, en affirmant que son gouvernement veut se concentrer sur la santé des gens et de l’économie alors que le pays affronte une seconde vague de COVID-19.

Il a soutenu, à l’instar de M. Rodriguez, que le gouvernement propose plutôt de créer un autre comité spécial appelé à scruter toutes les dépenses et tous les investissements faits dans les gens depuis le début de la pandémie.

Pour survivre à un vote de confiance, le gouvernement Trudeau devra obtenir l’appui d’au moins un des trois principaux partis d’opposition.

Lors du dernier vote de confiance obligatoire, portant sur le discours du Trône, il y a deux semaines, le gouvernement avait survécu grâce à l’appui du Nouveau Parti démocratique.

Une motion amendée par les conservateurs

La motion, qui a été déposée mardi matin à l’occasion d’une journée de l’opposition, vise principalement à créer un comité spécial chargé

d’examiner les liens entre UNIS (We Charity, en anglais) et le gouvernement Trudeau.

M. Rodriguez avait affirmé lundi que son adoption constituerait une « indication claire » que le gouvernement libéral a perdu la confiance de la Chambre. Les conservateurs et les bloquistes y avaient vu une menace à peine voilée de déclencher des élections.

S’adressant à la presse avant M. Rodriguez, M. O’Toole a annoncé mardi que la motion allait être amendée pour souligner qu’elle ne vise pas cet objectif, mais plutôt à assurer l’imputabilité du gouvernement.

Il a aussi annoncé que le nom du comité proposé par la motion serait modifié afin qu’il ne soit plus question d’un comité anticorruption, comme le Parti conservateur l’avait proposé au départ.

La motion réclame maintenant la création d’un comité spécial sur les allégations d’usage abusif de fonds publics par le gouvernement pendant la pandémie de COVID-19 au Canada.

Elle spécifie en outre que la création du comité ne doit pas, de l’avis de la Chambre, constituer un motif légitime de déclencher une élection générale.

S’adressant à la presse environ une heure plus tard, Pablo Rodriguez a fait savoir que cela ne change en rien au fait que la motion engage la confiance du gouvernement devant le Parlement.

La modification du nom du comité n’a pas davantage trouvé grâce à ses yeux.

Si vous écrivez un livre […] et qu’en bout de ligne, vous changez le titre, le livre demeure aussi mauvais qu’au début. C’est le même livre avec un titre différent, a raillé M. Rodriguez.

Selon le leader du gouvernement en Chambre, la motion conservatrice n’est qu’un dangereux plan partisan, puisqu’il pourrait contraindre le premier ministre et des ministres à venir témoigner aussi souvent que souhaité.

La motion prévoit concrètement que le premier ministre, la vice-première ministre et ministre des Finances, la ministre de la Santé, la ministre des Services publics et de l’Approvisionnement, le président du Conseil du Trésor et la ministre de la Diversité et de l’Inclusion et de la Jeunesse soient, à l’occasion, convoqués à témoigner devant le comité, au moment qui conviendra au comité.

Le débat sur la motion est actuellement en cours aux Communes. Le vote sur son adoption aura lieu ultérieurement.

Source: Radio-Canada

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