Mort de George Floyd : l’heure est venue d’exiger des changements, dit Obama

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4 juin 2020
Mort de George Floyd : l’heure est venue d’exiger des changements, dit Obama
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Assahafa.com

Inspiré par la mobilisation d’autant de jeunes dans les rues des États-Unis, l’ancien président Barack Obama a appelé ceux-ci à « saisir l’occasion » qui se présente pour exiger de profonds changements. « Vous avez le pouvoir d’améliorer les choses », a-t-il lancé aux jeunes Américains de couleur, dans la foulée de la mort de George Floyd.

Le sentiment d’urgence qu’ont insufflé ces milliers de manifestants d’un bout à l’autre du pays pour dénoncer haut et fort la brutalité policière et les inégalités est ce que j’ai vu de plus puissant et transformateur ces dernières années, a-t-il confié, mercredi, au cours d’une conversation virtuelle organisée par sa fondation.

Depuis plus d’une semaine, les rassemblements se sont multipliés, de New York à San Francisco, en réaction à la mort de George Floyd, cet Afro-Américain asphyxié par un policier de Minneapolis sous le regard de trois autres agents.

Les défis et les problèmes structurels qui sont le propre des États-Unis ont été mis en évidence par ce drame, selon Barack Obama. Et ceux-ci découlent du passé, de l’esclavage, de Jim Crow, de l’exclusion systématique et du racisme institutionnalisé, a-t-il poursuivi.

Bien que les dernières semaines aient été tragiques, difficiles et inquiétantes, elles ont aussi été une incroyable occasion d’éveiller les esprits [à ces réalités], a souligné l’ancien président.

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S’adressant aussi aux membres des forces de l’ordre qui ont démontré leur soutien aux manifestants, Barack Obama a rappelé que leur contribution était essentielle à la conversationLe changement exige la participation de tous, a-t-il ajouté

Pour que de vrais changements s’opèrent, il nous faut mettre en évidence un problème et rendre les gens en position de pouvoir inconfortables, a-t-il soutenu, mais nous devons aussi faire en sorte que cela se traduise par des solutions et l’adoption de lois.

Barack Obama estime qu’une des solutions consiste à faire pression sur les administrations des quelque 19 000 municipalités et villes américaines. La plupart des réformes dont nous avons besoin pour éradiquer les violences et les injustices que nous avons vues doivent être adoptées à l’échelle locale, a-t-il plaidé.

Et ce, parce que les maires et les chefs de l’exécutif des comtés ont le pouvoir de nommer ceux qui sont à la tête des services de police et de modifier les pratiques qui encadrent leurs activités, a-t-il expliqué en substance.

Aujourd’hui, j’exhorte tous les maires de ce pays à revoir les politiques encadrant le recours à la force [par les services de police], a déclaré M. Obama, les appelant du même souffle à en faire une priorité.

Un appel qui se retrouve au cœur du programme My Brother’s Keeper Alliance, de la Fondation Obama. Celui-ci a pour but de redéfinir la sécurité publique afin que l’humanité et la dignité de chacun soient reconnues, peut-on lire sur la plateforme.

D’autres ex-présidents américains ont réagi avant lui à la crise qui secoue les États-Unis. Dénonçant l’immoralité de la discrimination raciale, Jimmy Carter a condamné mercredi les violences et a ajouté qu’il nous faut un gouvernement aussi bon que son peuple. Dans un communiqué publié mardi, George W. Bush a fait valoir que les États-Unis [devaient] examiner leurs tragiques échecs et prendre le temps d’écouter au lieu de donner des leçons.

Source : Radio Canada

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