La chape de plomb se referme sur ce qui reste de la liberté d’expression au Maroc

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26 décembre 2019
La chape de plomb se referme sur ce qui reste de la liberté d’expression au Maroc

– Par Omar El Hyani *

La chape de plomb se referme petit à petit sur ce qui reste de la liberté d’expression au Maroc.

Mon ami journaliste Omar Radi a été convoqué par la Brigade Nationale de la Police Judiciaire, présenté devant le procureur du roi puis devant le juge aujourd’hui même (une rare prouesse administrative !!!) pour un tweet qu’il a publié sur un juge des détenus du Hirak du Rif. Il risque jusqu’à 2 ans de prison, pour atteinte à la justice.

Omar est un journaliste d’une intégrité exceptionnelle, un militant infatigable et une voix libre qui dérange beaucoup de monde, et qui voue un amour inconditionnel pour son pays.

Sa poursuite vient couronner une semaine chargée pour la liberté d’expression :

– Lundi : Abdelali Bahmad (aka Boudha) poursuivi pour outrage au drapeau et atteinte à l’intégrité territoriale;
– Mardi : 6 mois de sursis pour 4 journalistes poursuivis par Benchemass, président de la Chambre des Conseillers, pour divulgation de secrets de la commission d’enquête parlementaire sur la Caisse Marocaine des Retraites;
– Jeudi : Moul kasketa est condamné à 4 ans (oui, quatre ans) de prison ferme pour ses vidéos sur Youtube;

Sans oublier les cas du rappeur Lagnawi, des journalistes Mahdaoui et Asrihi toujours en prison, et Hajar Raissouni condamnée puis graciée.

Y a-t-il encore un doute sur la direction vers laquelle le régime souhaite mener le Maroc ?

*Omar El Hyani est conseiller municipal FGD à la ville de Rabat

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